Mercredi 26 mars 2010
Interview
«Une baisse de 0,50 % du taux repo ne ferait pas de mal à l’économie»
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MARDI 27 AVRIL 2010
Interview
Eric Ng : «Ne pas céder au populisme économique»
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L'entretien R1-L'express
«C’est un budget populaire mais pas populiste»
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Eric Ng:«On sent bien que
les élections générales sont derrière la porte»
L’économiste nous livre ses premières réflexions sur le budget 2010.
Certains décrivent ce budget de responsable, d’autres parlent de réchauffé… Quel en est votre lecture?
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OÙ PLACER VOTRE ARGENT ?
Depuis la crise financière, les fonds de placement rapportent moins et les épargnants, soucieux de s’assurer le meilleur retour sur l’investissement, cherchent d’autres options. Nous avons enquêté. Les banques et la Bourse seraient les plus attrayantes...
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Mercredi 29 Juillet 2009
QUESTIONS A ERIC NG PING CHEUN CHAIRMAN DE LA «DEVELOPMENT BANK OF MAURITIUS»
«La DBM a pu recouvrer
Rs 173 millions»
Depuis qu’ilp a repris les rênes de la DBM, des réformes en profondeur ont été enclenchées,
afin de satisfaire les exigences du public. Le président de cette institution nous en dit plus.
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Vendredi 3 juillet 2009
Banque de développement, Corporation nationale de transport, State Trading Corporation… autant de sigles devenus synonymes de corruption et d’ingérence politique. Ces derniers mois, les scandales dans les organismes publics se succèdent, appelant une réforme.
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Vendredi 17 avril 2009
FINANCES
Le niveau de l’épargne en baisse
La réduction du taux d’intérêt et l’inflation vont rogner l’épargne nationale par quelque Rs 3 milliards cette année, prévoit le Bureau central des statistiques. La consommation, elle, serait plutôt à la hausse.
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Samedi 11 avril 2009
CRISE
RALENTISSEMENT DANS LA CONSOMMATION
Le Bureau central des statistiques note une baisse de la consommation.En effet, le Mauricien est plus prudent dans ses achats : il compare les prix, profite des promotions ou délaisse les marques. C’est là le début d’un changement des habitudes de consommation.
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vendredi 6 mars 2009
The MBC shines a light on the crisis
Last Wednesday night, the national broadcaster aired a programme exploring the State’s additional stimulus package. It made for good viewing.
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l’express du mercredi 4 février 2009
ERIC NG PING CHEUN, PRESIDENT DE LA DBM
«Je déclare la guerre aux mauvais payeurs»
Le nouveau président de la«Development Bank of Mauritius»
(DBM) explique sa vision. Pour
que l’institution joue pleinement
son rôle, il faudrait surmonter les
problèmes structurels et réduire
les créances douteuses.
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Dec 24, 2008,Wed
Eric Ng confirmé à la tête de la DBM
La « Development Bank of Mauritius » ( DBM) a un nouveau président. Eric Ng remplace à la tête de cette institution Chandan Jankee, qui a démissionné de la présidence le 17 décembre. « Je dois continuer une restructuration organisationnelle de la DBM, recentrer sa mission sur les petites et moyennes entreprises et mettre de l’ordre dans l’organisation », a déclaré le nouveau président en guise de commentaires.
l’express 11 août 2008
L’éveil d’une puissance
Le géant chinois fait trembler l’ordre économique mondial. Les Etats-Unis, le Japon et l’Europe doivent composer avec cette puissance qui s’affirme et qui devrait leur ravir le leadership économique mondial.
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l’express 9 juin 2008
POST-BUDGET
Les menaces inflationnistes persistent
L’importance de la masse monétaire bientôt injectée dans le circuit éveille des inquiétudes quant au niveau de l’inflation. D’autant que cette injection n’a aucune contrepartie productive.
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Samedi 31 mai 2008
SPECIAL PRB - QUESTIONS A ERIC NG PING CHEUN, ECONOMISTE
«Cette augmentation est méritée»
Avec le paiement de cette hausse salariale aux
fonctionnaires, il y a une masse d’argent qui sera
injectée dans le circuit. Quelle gestion feront les
banques de cet argent ?
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La une
Samedi 3 mai 2008
BAISSE DU REPO RATE
Le coup de pouce de la BoM à l’export
Le Monetary Policy Committee (MPC) décide de pallier à la vulnérabilité des entreprises d’exportation qui depuis quelques mois,
s’avançaient désespérément vers une déconfiture certaine. Hier, il a pris la décision de baisser, une fois encore, son taux d’intérêt
directeur, le repo rate, de 50 points de base. Il passe désormais de 8,5 % à 8 %. C’est la troisième baisse intervenant depuis le début de
l’année. L’élément nouveau, c’est que cette fois, la survie du secteur de l’exportation et les 67 000 emplois en jeu, sont entre autres, les
principales raisons qui motivent cette courageuse décision.
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Samedi 12 avril 2008
COMPENSATION SALARIALE
Entre pessimisme et réalisme
Des responsables du secteur privé appréhendent la prochaine
compensation aux employés. Si certains sont préoccupés par la roupie
forte qui freine les recettes, d’autres appellent à l’effort de leurs pairs.
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Economie & Business
Mercredi 19 mars 2008
MASSE MONETAIRE
La roupie forte préoccupe les industriels
Le «seafood» et le textile, deux secteurs porteurs de l’économie,
seraient les secteurs les plus affectés par l’appréciation de la roupie
par rapport aux devises. L’investissement direct extérieur en serait
la cause principale.
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ÉCONOMIE
Dimanche 17 février 2008
Ciblage : Mode d’emploi
On en parle de plus en plus comme d’un remède pour juguler la pauvreté à Maurice. Le
ciblage, qui consiste à mieux orienter les aides de l’État, comporte des avantages. Toutefois,
dans la pratique, il existe certains écueils à éviter. Le point sur ce système.
Terrasser la pauvreté à Maurice. Ce n’est pas un voeu pieux, si l’on considère que 1 % du PIB distribué
sous forme de cash transfert benefit suffirait à sortir la tête de l’eau pour les 26 900 familles
mauriciennes considérées comme pauvres, indique un document de la Banque mondiale. Et pour que
cette ambition devienne réalité, l’État mau-ricien envisagerait une révision du système de protection
sociale.
L’idée : distribuer moins largement, mais plus généreusement. Autrement dit, cibler et
responsabiliser les plus démunis.
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Dimanche 27 janvier 2008
CRISE BOURSIÈRE INTERNATIONALE
Maurice est-elle à l’abri ?
Avis de tempête sur les bourses internationales, intervention d’urgence de la Banque centrale américaine pour enrayer la crise financière, craintes quant à une probable récession américaine et sa propagation en Europe. Mais quel sera l’impact sur le marché
boursier mauricien ? Que faire dans un tel contexte ?
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28 décembre 2007
Du tonus pour la croissance
Plusieurs moteurs affichent
la grande forme:
tourisme, construction,
services financiers…
Ce qui devrait booster
la croissance en 2008 et
permettre à l’économie
de mieux résister aux
chocs éventuels.
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Mercredi 26 décembre 2007
QUESTIONS A ERIC NG PING CHEUN, DIRECTEUR DE PLURICONSEIL
«Nous pouvons viser une croissance de 6 % l’année prochaine»
l En 2007, le taux de croissance de l’économie est de 5,8 %. Comment expliquez-vous ce chiffre ?
C’est le plus fort taux de croissance depuis sept ans, en fait depuis l’année 2000. Si nous excluons le secteur sucre,nous obtenons un taux de croissance de 6,4 %. La croissance est équilibrée, tirée par les exportations, la consommation, et surtout par l’investissement privé. Ce dernier peut être évalué autour de 18 % du produit intérieur brut en 2007, contre 14 %, il y a quelques années.
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Mardi 30 octobre 2007
COÛT DE LA VIE
Consommation : fin d’année prudente pour les cadres
Les classes socioprofessionnelles, dites aisées, restent près de leurs sous face à la cherté de la vie. Pas de frénésie dans les achats
de fin d’année.
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Mercredi 10 octobre 2007
COMMERCE
Fin d’année moins florissante
Les signes ne trompent pas. Le commerce se reprend, petit à petit. Pourtant, la baisse du
pouvoir d’achat et le taux de chômage ne jouent pas en sa faveur en cette fin d’année.
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Lundi 17 septembre 2007
MUSÉES, ÎLOTS, JARDINS…
Accès payant ou gratuit ?
Jardins publics, musées, îlots… Faut-il payer pour y avoir accès ? La problématique ne se
résume pas à une question d’argent. Le problème de fond est l’incapacité des pouvoirs publicsà gérer le patrimoine national.
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Lundi 6 août 2007
ALLOCATION CHOMAGE
Débat âpre en perspective
Avant même que le projet ne soit rendu public, on affûte ses armes de toutes parts sur la
question de l’allocation chômage. Les uns relèvent des contradictions. Les autres soulignent le
caractère pernicieux des propositions gouvernementales.
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Mercredi 1 août 2007
SONDAGE
Les cadres se serrent la ceinture face à la cherté de la vie
La prudence est de mise au niveau de la consommation, même pour les
classes aisées. Une enquête de PluriConseil révèle que les cadres se tournent
vers le moyen de gamme.
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Jeudi 19 Juillet 2007
QUESTIONS A ....
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Samedi 23 juin 2007
CONSOMMATION
Les prix sous la menace d’autres augmentations
par Akilesh ROOPUN
L’année fiscale 2007-2008 sera-t-elle noire pour les consommateurs ? Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, dit prévoir une accalmie dans les prix pour le deuxième semestre. Pourtant, le coût de la vie maintient sa tendance à la hausse.
Le prix du lait et ses dérivés viennent de connaître, cette semaine, une nouvelle hausse. Les produits pétroliers se font menaçants, avec la nouvelle flambée des cours sur le marché mondial. Les augmentations de prix vont se poursuivre, même si leur rythme peut connaître un ralentissement grâce à des mesures monétaires.
L’année financière en cours se termine avec un taux d’inflation de 10,7 %, le taux le plus élevé en 17 ans. La dépréciation accélérée de la roupie durant les quatre derniers mois de 2006 est venue aggraver une situation déjà difficile avec les cours élevés du pétrole et la hausse du fret.
Même si, depuis le début de l’année, la roupie remonte la pente, la pression sur les bourses des ménages persiste toujours. Les autorités anticipent un mouvement à la baisse de l’inflation, à partir de juillet. « Le taux d’inflation est déjà élevé. Il est certain qu’il bénéficiera d’un effet statistique d’ici la fin de l’année », explique Eric Ng, directeur du cabinet PluriConseil.
Une baisse du taux d’inflation signifie que la dynamique de la hausse généralisée du coût des articles et des services de consommation courante perd de la vitesse. « Toutefois, cela ne veut nullement dire que les prix vont baisser », avance un analyste. Plusieurs conditions externes vont maintenir les pressions inflationnistes.
Effet cascade
En raison d’une grave sécheresse en Australie, bouleversant le marché mondial du lait, les consommateurs doivent payer ce produit, en moyenne, 10% plus cher.
Le baril du pétrole flirte avec la barre de 70 dollars depuis quelque temps, faisant craindre une nouvelle majoration du prix des carburants à partir du début de juillet. Cette date correspond à la prochaine réunion du comité du mécanisme automatique des prix (automatic pricing mechanism) de la State Trading Corporation. Une hausse éventuelle des produits pétroliers aura un effet cascade sur les prix de plusieurs autres articles.
« Les cours des matières premières, dont le pétrole, restent très élevés. Il faut ajouter à cela les augmentations du fret », commente Eric Ng. Si le gouvernement n’a aucun contrôle sur les facteurs internationaux, il compte beaucoup sur la politique monétaire pour juguler l’inflation.
Le comité de politique monétaire (monetary policy committee - MPC) de la Banque de Maurice devra se charger de cette mission. Il se réunit le samedi 30 juin pour décider du taux Repo, le taux directeur des taux d’intérêt. Le prochain baromètre PluriConseil-l’express, qui sera publié dans l’express de mercredi, indique que la grande majorité des analystes interrogés (une trentaine) prédit une hausse des taux, eu égard à la conjoncture actuelle de l’inflation.
Une hausse des taux d’intérêt donnera plus de force à la roupie pour résister aux assauts des monnaies étrangères. Une meilleure rémunération de l’épargne encourage les investisseurs à convertir les devises à leur disposition en roupies et à placer l’argent dans des dépôts bancaires et dans les bons du Trésor. Une injection de monnaies fortes dans le circuit forex soulage le taux de change de la roupie et aide à stabiliser les prix des produits importés.
« En tout cas, il est certain que la roupie ne va pas se déprécier autant qu’elle l’a été durant 2006 », indique un cambiste.
Mercredi 13 juin 2007
La gouvernance passée au crible
L’exercice d’évaluation de la bonne gouvernance et de la démocratie à Maurice, sous l’égide du NEPAD, a été officiellement lancé le 6 juin dernier. Maurice se plie là, de manière volontaire, à un exercice critique. Notre pays est-il le modèle de démocratie tant vanté en Afrique ? Quelles sont les failles du “tigre de l’océan Indien et de l’Afrique orientale” ?
Première phase d’un examen d’évaluation panafricain pour Maurice, l’African Peer Review Mechanism (APRM) a pour but de dresser le tableau de la démocratie et de la bonne gouvernance. Maurice fait partie des quatre premiers pays à entamer cette évaluation. Le Ghana, le Kenya et le Rwanda sont les trois autres. L’APRM a été officiellement lancé sous le parrainage du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) à Johannesburg en 2002. Maurice s’est impliquée dans le projet dès 2003, après avoir signé un protocole d’accord à Maputo au Mozambique.
Pourquoi se lancer dans une telle démarche ? Dans quel but ? “Maurice est un pays où les institutions fonctionnent correctement et les droits de l’homme sont respectés. Il semblait donc tout à fait normal que le pays se plie à cet exercice”, déclare Patrice Curé, ambassadeur auprès du ministère des Affaires étrangères et représentant spécial du gouvernement auprès du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) qui coordonne l’exercice. On pourrait y voir une certaine arrogance mauricienne. “ L’objectif est d’identifier nos failles, de recueillir les attentes des acteurs de la société civile, du secteur privé, des institutions publiques, des organisations non gouvernementales, syndicats et universitaires”, justifie Patrice Curé.
Très clairement, l’APRM vise à dresser un tableau de la gouvernance et de la démocratie en Afrique. Le continent est le plus pauvre du monde – il pèse moins de 2 % du commerce mondial – et les crises socio-politiques et les conflits y sont légion. L’Afrique a besoin de l’aide extérieure et les bailleurs de fonds accordent des financements en fonction de la satisfaction de conditionnalités politiques. L’APRM est donc un “exercice qui revêt de l’importance pour les partenaires internationaux”, souligne Eric Ng, directeur de PluriConseil Ltd qui participe à sa réalisation. Cependant, l’image sombre que l’on peut avoir de l’Afrique n’est qu’une facette de la réalité. Les réussites, les avancées démocratiques, le respect des droits de l’homme et le rôle moteur des entreprises existent. L’auto-évaluation lancée dernièrement permet d’identifier les points faibles et les points forts de la gouvernance en Afrique.
Les consultations auprès des différents acteurs de la société civile, des secteurs public et privé, relèvent “d’un exercice indépendant”, insiste Eric Ng. Il ne s’agit pas de dresser un tableau idyllique de Maurice. Le gouvernement participe à l’exercice au même titre que les autres acteurs. Le point focal de l’APRM pour Maurice est le National Economic and Social Council (NESC). Opérant depuis avril 2002, le NESC est totalement indépendant. Cet organisme émet des recommandations au gouvernement après consultation d’un panel d’acteurs représentatifs dans le but de dégager un consensus. C’est pourquoi le NESC a été choisi pour coordonner un tel exercice.
“Il n’y a pas de censure de la part du gouvernement ”, prévient Eric Ng. “Nous devons soumettre notre rapport d’ici le mois de novembre directement au secrétariat de l’APRM en Afrique du Sud”, poursuit-il. Patrice Curé, lui, met l’accent sur “le plan d’action que devra proposer le rapport ”. Le rapport doit être force de propositions afin d’améliorer la gouvernance locale. L’auto-évaluation sanctionnée par ce rapport sera suivie d’un réexamen du pays par le secrétariat du MAEP soumis à l’Union africaine (UA). L’instance panafricaine d’Addis-Abeba devrait ensuite effectuer le suivi de l’application des recommandations.
L’innovation de l’APRM tient à l’implication des États africains. Maurice fait face à des enjeux économiques et sociaux particuliers dans le contexte africain. Cela s’explique notamment par l’insularité et le développement rapide qu’a connu le pays. Le questionnaire de l’évaluation a d’ailleurs été reformulé en tenant compte des spécificités locales.
Les consultations ont débuté
■ Dans le cadre des consultations, une série d’ateliers a été organisée au Centre Vivekananda de Pailles sur les différents aspects de la gouvernance. Gouvernance en matière économique, dans le monde des affaires et développement socio-économique sont les thèmes des ateliers qui suivent le premier concernant la gouvernance politique et la démocratie. Ce thème recoupe un ensemble d’objectifs que le questionnaire reprend. Ainsi, les questions concernant la gouvernance politique portent sur la prévention et la résolution des conflits, la défense des droits de l’homme et la primauté de la Constitution, la promotion des droits économiques, sociaux et culturels, la séparation des pouvoirs, la lutte contre la corruption, la promotion du statut de la femme et la défense des populations vulnérables. Le questionnaire doit tenir compte des réalités socio-économiques du pays. Ainsi, les questions portant sur la prévention des conflits et leur résolution n’ont pas les mêmes implications à Maurice qu’au Rwanda.
Par Gilles RIBOUET
Jeudi 31 mai 2007
RECOMMANDATIONS
Le FMI s’inquiète de l’inflation élevée
La dernière Public Information Notice du FMI sur Maurice préconise une hausse du “Repo Rate” pour contenir les pressions inflationnistes. Une décision en ce sens pourrait être prise le 30 juin.
Le combat contre la hausse des prix, la priorité des autorités. Le Fonds monétaire international (FMI) s’inquiète du fort taux d’inflation (10,7 %) qui prévaut dans le pays. Il en fait état dans sa dernière public information notice (PIN) sur Maurice. L’institution demande à la Banque de Maurice d’augmenter le taux repo (le taux directeur des taux d’intérêt) pour contenir les pressions inflationnistes.
Le Monetary Policy Committee (MPC) se réunira le 30 juin prochain pour décider de l’évolution future du Repo Rate qui est actuellement à 8,5 %. Une augmentation du taux directeur aura un effet à la hausse sur le coût du crédit mais aussi sur le taux à l’épargne. Un encouragement à l’épargne devrait aider à freiner la consommation et aussi contribuer à éponger les excès de monnaies en circulation.
“Nous avons une inflation à double chiffre en raison d’un excédent de liquidités sur le marché. Dans ces conditions, les prix ont tendance à augmenter car il y a une forte demande pour les produits disponibles. En rehaussant le taux d’intérêt, la Banque centrale favorise l’épargne et fait baisser la consommation générale. Il y a alors moins de pression sur les prix”, explique un analyste.
Déréguler les salaires
La Banque centrale peut aussi contrôler la liquidité dans le circuit à travers l’émission de bons du Trésor et autres instruments. Une hausse du taux à l’épargne est toutefois essentielle dans la conjoncture, souligne Eric Ng, directeur du cabinet PluriConseil. “Avec une inflation de 10,7 %, le taux réel à l’épargne varie de –3 à –4 %. Il faut rehausser le taux à l’épargne car beaucoup de gens n’ont pas les moyens pour investir dans les bons du Trésor” avance Eric Ng.
Selon la PIN, le FMI trouve positives les réformes introduites par le gouvernement l’année dernière pour permettre au pays de s’ajuster face à la perte des préférences commerciales et pour réduire le déficit fiscal. “L’économie est sur la bonne voie, notamment avec les réformes pour améliorer l’environnement des affaires, simplifier le système fiscal, libéraliser le commerce, ouvrir l’espace aérien, poursuivre la restructuration économique et pour développer de nouveaux secteurs”, écrit la PIN.
Le FMI estime toutefois qu’il reste encore des efforts à faire pour améliorer la compétitivité de nos industries sur les marchés d’exportation. L’institution plaide pour plus d’efforts pour déréguler les salaires et l’emploi et augmenter les gains en productivité.
Le FMI prévoit une croissance réelle de 4 % pour l’année fiscale qui s’achève. Il se base sur une activité robuste dans le secteur des services. Le chômage demeure toutefois toujours élevé, soit près de son record historique fait remarquer la PIN.
Par Akilesh ROOPUN
Jeudi 26 avril 2007
Bonne gouvernance : étude d’Ernst & Young
Le National Economic and Social Council (NESC) a attribué une étude sur la bonne gouvernance à Maurice au cabinet de consultants Ernst & Young en association avec le cabinet PluriConseil. Quatre principaux secteurs : politique, économique, développement social et développement de l’entreprise seront analysés. Cette évaluation tombe sous l’“Africa Peer Review Mechanism”, une initiative du NEPAD. Elle s’échelonnera sur six mois. Le programme de travail est en voie d’élaboration.
Au jour le jour
Mardi 17 avril 2007
EDITO
Un crash annoncé
par Raj Meetarbhan
Si un avion perd de l’altitude, le commandant de bord peut décider, dans un premier temps, de se débarrasser des bagages pour redresser la situation. Or, la compagnie nationale d’aviation, qui pique du nez, annonce qu’elle n’a pas l’intention de dégraisser son personnel. Les alarmes se déclenchent mais on ne voit pas venir les mesures d’urgence.
Dans l’interview qu’il nous accorde (voir p.7), Donald Payen, Executive Vice President – Communications & Corporate d’Air Mauritius donne l’impression de vouloir jouer du violon alors que le naufrage est proche. Il annonce candidement qu’“à ce stade, la compression du personnel n’est pas à l’ordre du jour” et sort des incantations (notre priorité est d’utiliser toutes nos ressources et les compétences que nous avons en interne) avant d’entonner des formules rituelles (notre objectif est d’aller vers la croissance).
Pourtant, le dernier bilan financier de la compagnie fait redouter le pire. C’est la chronique d’une catastrophe annoncée. Air Mauritius accuse des pertes de Rs 620 millions pour le premier semestre de l’année financière 2006-07. Une tendance lourde se dégage. Pour la même période de l’année précédente la perte était de Rs 265 millions. Air Mauritius ne sera pas en mesure de déclarer des dividendes pour l’année se terminant au 31 mars 2007. Et encore, ses pertes auraient pu être plus lourdes si elle n’avait bénéficié d’une conjoncture favorable grâce à la force de l’euro par rapport au dollar. Pour une compagnie qui réalise l’essentiel de ses ventes en euros et qui achète le carburant en dollars, les taux actuels représentent une manne.
Le principal problème d’Air Mauritius, ainsi que l’ont constaté les spécialistes de McKinsey, tient à ses effectifs pléthoriques. Mais, cette compagnie a beau avoir le statut juridique d’une société privée, elle reste néanmoins largement influencée par les dirigeants politiques. Les recrutements et les promotions se font souvent en fonction de critères clientélistes. Dans une chronique publiée dans “l’express” de mercredi dernier, le commentateur Eric Ng Ping Cheun parle d’une “compagnie peuplée de 2 800 employés, avec un manager pour chaque 15 personnes” et conclut que “ pour qu’Air Mauritius vole haut, il faudra l’alléger d’au moins 25 % de son personnel. Si c’est politiquement suicidaire, que ceux n’ayant pas de pouvoirs exécutifs laissent les gestionnaires gérer la compagnie…”
La compagnie attribue sa situation catastrophique au chikungunya. Mais les groupes hôteliers réalisent des bénéfices en dépit de la contraction du marché français. Le problème, c’est “la gestion bureaucratique” d’Air Mauritius. C’est avec un retard considérable, soit à partir de ce mois, qu’elle a réduit les fréquences de ses vols sur Paris.
Les administrateurs de la compagnie, actuels ou anciens, ne peuvent nier leurs responsabilités dans l’affaire. S’ils ne renoncent pas aux milliers de billets gratuits que Air Mauritius est tenue de mettre à leur disposition, leur attitude sera un révélateur supplémentaire de la gouvernance d’entreprise chez nous.
9 avril 2007
SYSTÈME MONÉTAIRE
Le marché des changes face à un excédent de devises
Après avoir vécu une pénurie de devises durant la deuxième moitié de 2006, le circuit forex doit aujourd’hui gérer un surplus de liquidités. La Banque centrale est appelée à la rescousse pour éponger les excès de monnaies étrangères auprès des cambistes et des banques commerciales.
Les banques commerciales ont vendu des devises à la Banque centrale pour un montant de$ 207 millions (environ Rs 6,9 milliards) durant les deux derniers mois. D’autre part, les investisseurs étrangers ont acheté des bons du Trésor à court et à moyen termes pour un montant avoisinant les $ 75 millions.
Le nouveau gouverneur de la Banque de Maurice, Rundheersing Bheenick, interprète ces développements comme un signe de confiance dans l’économie. Il en a fait état lors de son allocution à l’occasion de l’inauguration d’une succursale de la Banque des Mascareignes à Quatre-Bornes, mercredi dernier.
L’autorité monétaire mise sur une remontée continue de la roupie face aux principales devises dans les semaines et les mois à venir. Les analystes et les opérateurs de change sont, en majorité, du même avis.
Le prochain baromètre mensuel de PluriConseil-l’express sur l’état de l’économie, qui sera publié mercredi prochain, indique que 87 % des observateurs interrogés (une trentaine d’analystes et opérateurs financiers participent au sondage) anticipent une appréciation de la roupie vis-à-vis du dollar dans les trois prochains mois.
“Bank rate” à la baisse
Les interviewés estiment, pour 70 %, que la monnaie locale va continuer à s’affermir par rapport à l’euro tandis que 74 % le pensent par rapport à la livre sterling. Ces prévisions devraient se traduire par les taux de change (au taux indicatif) suivants à la fin de juillet : Rs 32,60 le dollar (contre Rs 32,82 actuellement), Rs 43,49 l’euro (contre Rs 44 actuellement) et Rs 64,09 la livre sterling (contre Rs 64,73 actuellement).
Ce mouvement de détente de la monnaie nationale enlève graduellement la pression sur le marché monétaire. Voyant que la roupie s’apprécie et qu’il n’y a pas lieu de maintenir une rémunération élevée sur les bons du Trésor pour attirer les investisseurs vers les actifs en roupie, la Banque centrale desserre les taux.
C’est ainsi que le rendement sur les bons du Trésor suit une tendance à la baisse ces temps-ci. Le bank rate (qui est la moyenne pondérée du rendement sur les dettes du gouvernement à maturité de 91, 182 jours et 364 jours) se chiffre aujourd’hui à 11,41 % contre 13 % au début de l’année.
Ce processus de réajustement est bénéfique à l’économie. “La baisse du taux de rémunération sur les bons du Trésor est un signe de soulagement de l’endettement public dans le sens que l’Etat peut financer son déficit à un coût réduit. Elle indique aussi que le marché anticipe une baisse de l’inflation dans les mois à venir”, explique Eric Ng, directeur de PluriConseil.
Les autres papiers du gouvernement profitent aussi de cette détente. Plus de la moitié des observateurs, sollicités dans le cadre du baromètre de PluriConseil-l’express, s’attendent à une baisse prochaine de 25 points de base sur les government bonds à maturité de cinq ans. L’activité économique profite de ce desserrement car un retour élevé sur les dettes du gouvernement désavantage le crédit aux entreprises et aux ménages; les banques y voyant un placement plus attrayant.
Par Akilesh ROOPUN
L'Express, Lundi 11 Decembre 2006
MONNAIE
Le marché attend une hausse du taux d’intérêt pour sauver la roupie
La dépréciation constante de la roupie crée une pénurie de devises. Si la Banque centrale relevait le taux Lombard, cela permettrait aux investisseurs et opérateurs de convertir leurs monnaies étrangères.
La dégringolade de la roupie perdure. La monnaie locale continue à être malmenée sur le marché des changes. A moins d’une action forte de la Banque de Maurice, la roupie continuera à céder du terrain face aux principales devises.
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L’Express, 12 septembre 2006
POLITIQUE MONÉTAIRE
Hausse du taux d’intérêt pour freiner la chute de la roupie
Un apaisement à la monnaie locale. La Banque de Maurice a relevé le taux Lombard (le taux directeur des taux d’intérêt) de 12 % à 13 % hier.
La démarche vise essentiellement à ralentir la croissance monétaire susceptible d’alimenter l’inflation surtout à un moment où les prix demeurent très instables. La Banque centrale entend aussi apporter plus de punch à la roupie, très malmenée ces derniers temps.
Le marché était en attente d’une initiative de la Banque de Maurice en faveur d’une hausse des taux d’intérêt depuis des semaines déjà. L’intervention est toutefois jugée un peu tardive, selon certains observateurs. “La décision de relever le Lombard Rate est certes bienvenue, mais elle intervient un peu tard, estime Eric Ng, directeur du cabinet PluriConseil. La Banque centrale agit de manière défensive et non préventive comme elle l’affirme dans son communiqué (émis hier). Le marché attendait une hausse depuis plusieurs semaines déjà.”
Une hausse du taux de rendement sur les dépôts en roupies rehaussera l'attraction de la monnaie mauricienne auprès des investisseurs. En relevant le taux Lombard, la Banque de Maurice essaye de maintenir le différentiel avec le dollar. “La tendance à la hausse des taux d’intérêt ailleurs et la dépréciation rapide de la roupie ont exigé un ajustement du taux d’intérêt au niveau local”, explique la Banque centrale dans son communiqué.
Mais est-ce suffisant pour stopper la spéculation contre la monnaie locale ? Pour Eric Ng, une augmentation de 100 points de base du taux Lombard ne serait point suffisante pour convaincre les détenteurs de devises à convertir leurs monnaies en roupies. “Il faudrait une nouvelle hausse de 100 points de base pour les encourager à convertir leurs devises en roupies. A ce moment-là, la Banque centrale atteindrait sa limite.”
Pour la Banque de Maurice, le récent ajustement s’inscrit dans sa stratégie, à long terme, de promouvoir la stabilité des prix et de soutenir les perspectives de croissance de l’économie. Le fait qu’elle ait ajusté le Lombard Rate à deux reprises en deux mois seulement (la dernière hausse était intervenue le 10 juillet), indique qu’elle s’inquiète beaucoup des pressions inflationnistes dans l’économie.
Selon les dernières prévisions, le taux d’inflation sera de 8,5 % à la fin de l’année. Par ailleurs, une roupie plus forte atténuera les déficits de la balance extérieure, qui ont connu une nette détérioration ces derniers temps avec la hausse continue des prix des produits pétroliers et la baisse dans les recettes d’exportation du textile-habillement notamment.
Par Akilesh ROOPUN
L’Express, 17 août 2006
Nouvelles idées du marketing
Les maisons d’assurances et les gestionnaires de fonds d’investissement sont à la recherche de nouveaux arguments de vente avec les changements introduits dans l’impôt direct des particuliers. Les primes d’assurance, les contributions aux plans de pension et les autres placements financiers ne seront plus déductibles de la taxe. Un spécialiste singapourien, Christopher Tan, de la société Providend, vient animer un atelier sur ce chapitre à Maurice. Les conférences auront lieu les 5 et le 6 septembre prochains à l’hôtel Le Labourdonnais à Port-Louis. L’atelier est organisé par le cabinet Pluriconseil.
Vendredi 30 juin 2006
Le pour et le contre…
“Ces étrangers vont créer de l’emploi”
Eric Ng, économiste
Que représentent pour vous les incitations à faire rentrer au pays les expatriés et à s’ouvrir aux compétences étrangères ?
C’est une bonne initiative. On a besoin d’intégrer de nouvelles activités au système économique, notamment dans le secteur des services. La nécessité de compétences étrangères s’impose. Ce sont des personnes qui vont créer des emplois pour les Mauriciens. C’est un modèle à succès qui a déjà fonctionné à Singapour, devenu par la suite un centre d’excellence. A Maurice, nous allons en bénéficier autant dans les secteurs financier que non financier.
La peur des autochtones des étrangers qui vont prendre leur emploi est-elle justifiée ?
Au contraire, ce sont les étrangers qui vont créer des emplois pour les Mauriciens à travers la mise en place de nouvelles activités. Il faut aussi préciser que l’expertise étrangère coûte cher. Donc les employeurs se tournent d’abord vers les compétences locales. Ce n’est que lorsqu’elles n’existent pas qu’on doit se tourner vers les étrangers. J’insiste toutefois que l’enjeu réel consiste en la création de nouvelles activités et sur le fait qu’il ne peut y avoir de discrimination à l’égard des Mauriciens.
Plus de capitaux étrangers ou des expatriés provoqueront irrémédiablement un dysfonctionnement du marché immobilier. Votre avis ?
Je dirais plutôt que cela va booster le marché et qu’il ne se fera que dans des sites précis. Si les prix grimpent, cela ne concernera donc que des poches spécifiques. L’immobilier est de toutes les manières un marché hétérogène et non homogène. Enfin, il ne peut y avoir de spéculation que si on achète pour revendre. Dans notre cas, ce sera acheter pour s’y installer et travailler.
L’Express, Lundi 8 mai 2006
COMMERCE AVEC L’AFRIQUE
Les exportations butent sur les barrières non tarifaires
Les exportations des industriels locaux vers la région reculent. Une enquête de conjoncture sur les activités des membres de l’Association of Mauritian Manufacturers (AMM) démontre que les barrières non tarifaires et la contrebande dans certains pays africains pénalisent les exportateurs mauriciens. Plusieurs opérateurs de l’industrie domestique exploitent également des marchés de la région pour assurer la croissance de leur business.
Toutefois, tout n’est pas aussi rose hors de nos côtes. L’enquête commandée par l’AMM et réalisée par PluriConseil couvre le premier trimestre 2006. Elle révèle que la tendance à la baisse a pris forme depuis octobre de l’an dernier (le sondage précédent couvrait la période d’octobre à décembre 2005).
La baisse dans les activités touche à la fois les biens intermédiaires (bois, papier, plastique, caoutchouc, métallurgie, produits minéraux, composants électriques et électroniques, produits chimiques…) et les biens de consommation (vêtements, alimentation, boissons, imprimerie et emballage, bijoux, équipements ménagers, cigarettes…)
Les producteurs mauriciens souffrent essentiellement des problèmes au niveau des barrières non tarifaires au Kenya, une des plus grandes destinations de leurs produits sur le continent. Il est très coûteux d’obtenir les certificats de la douane kenyane pour attester que les produits importés respectent les normes locales. Selon l’enquête, des opérateurs doivent débourser jusqu’à Rs 40 000 par conteneur pour effectuer les analyses requises par ces standard.
Les règles d’origine du Common Market for Eastern and Southern Africa (Comesa) posent aussi problème en raison de certaines rigidités. Elles stipulent qu’un produit fabriqué dans un pays membre doit comporter une valeur ajoutée de 35 % au minimum pour bénéficier de l’accès préférentiel dans les pays du Comesa. Or, certaines marchandises, dont l’huile comestible, parviennent difficilement à respecter ce seuil.
Les exportateurs se disent victimes d’une concurrence déloyale dans des pays de la région. Des produits provenant d’autres pays entrent frauduleusement dans ces marchés ou sont sous-facturés à la douane. Les exportations baissent aussi en raison de la compétition de plus en plus féroce sur les prix. Des opérateurs mauriciens, notamment ceux impliqués dans l’alimentation, se gardent d’augmenter les prix de vente même lorsque les coûts de production deviennent plus élevés. Les entrepreneurs sont contraints d’absorber les majorations dans les intrants, provoquées par un ensemble de facteurs dont la hausse du prix du pétrole, du fret et la dépréciation de la roupie.
Les fabricants de beurre, de margarine et de glace se battent sur des marchés qui sont très sensibles aux prix en raison de la grande variété des substituts disponibles. La concurrence va encore s’accentuer avec l’avènement de la zone de libre-échange au sein de la Southern African Development Community (Sadc) en 2008. Les produits sud-africains sont les plus susceptibles de déstabiliser les fabricants mauriciens.
Par Akilesh ROOPUN
La une
Mardi 28 février 2006
No - 15713
ÉTUDE
Le cabinet Pluriconseil dépeint le climat morose des industriels locaux
Les producteurs manufacturiers locaux se trouvent face à une conjoncture de plus en plus difficile. Une récente étude commandée par les membres de l’Association of Mauritian Manufacturers (réalisée par le cabinet Pluriconseil) met en lumière les nombreuses contraintes de l’industrie locale. Le conseil de l’association se penche actuellement sur les conclusions de l’enquête.
Pris entre une concurrence étrangère, qui s’annonce encore plus sévère, et une consommation domestique qui s’affaiblit, les opérateurs qui desservent principalement le marché local sont désarçonnés. L’industrie locale vit mal la déferlante de substituts étrangers sur le marché.
Les chefs d’entreprise interviewés dans le cadre de l’étude s’inquiètent car le marché domestique est de plus en plus submergé par des produits importés notamment de l’Egypte, une puissance industrielle au sein du Common Market for Eastern and Southern Africa (Comesa).
Les industriels disent ressentir, d’autre part, une certaine faiblesse dans la demande locale. Les problèmes actuels et à venir dans le sucre et le textile-habillement auront un impact sur la consommation locale à long terme. Selon l’analyse de Pluriconseil, les pertes d’emploi causeront une baisse globale des dépenses individuelles. La vente des biens de consommation est tributaire du revenu disponible des ménages.
Il est essentiel que la consommation locale reparte pour que les industriels locaux puissent retrouver une certaine sérénité : ils n’ont pas encore une masse critique d’exportation. Mais il peut aussi avoir des aubaines à saisir notamment à travers un effet de substitution favorable à l’industrie locale, observe le rapport de Pluriconseil. En effet, les gens se rabattent sur des produits locaux qui sont moins chers que les produits importés.
Ralentissement de la demande locale
Les opérateurs s’inquiètent aussi de certains signaux émanant du gouvernement. Le contrôle des prix en est un. Ce contrôle finit par effriter les marges dans la mesure où le coût des matières premières, du fret, de l’essence et de l’électricité augmente.
Au niveau sectoriel, les opérateurs de l’activité de l’alimentation enregistrent une accumulation des stocks en raison du ralentissement de la demande locale. Les fournisseurs de produits alimentaires sont aussi confrontés à des problèmes de trésorerie. Les facilités de crédit qu’ils accordent à la grande distribution mettent leur cash-flow sous forte pression.
Les producteurs disent noter avec appréhension une pratique accentuée de down trading (une préférence pour des produits de gamme inférieure au détriment des produits de meilleure qualité). L’étude indique que beaucoup de commandes ont été déviées vers la Chine concernant des produits de luxe, dont la bijouterie. Cette nouvelle donne met une forte pression à la baisse sur les prix locaux et sur la rentabilité des entreprises concernées.
La faiblesse dans la demande locale fait aussi des victimes collatérales. C’est le cas de l’industrie de l’emballage en plastique. Celle-ci est extrêmement sensible au volume de la demande qui est déjà relativement restreinte. L’étude met en garde contre une ouverture totale du marché à la concurrence étrangère.
Sur le plan des biens intermédiaires, l’enquête constate que la baisse dans l’activité du bâtiment a des effets négatifs sur l’industrie de la métallurgie, entre autres. Celle-ci compte sur une reprise du secteur du bâtiment et des travaux publics pour faire tourner sa production.
La situation n’est guère différente concernant les biens d’équipement. Les équipements mobiliers importés, quoique plus chers que ceux fabriqués localement, sont en forte demande aux dépens de la production domestique. Dans certains cas, la concurrence étrangère est tellement féroce que des fabricants locaux ont préféré se retirer de la fabrication pour se tourner vers des créneaux commerciaux.
Par Akilesh ROOPUN
L’Express, Mardi 8 novembre 2005

FIRST CITY BANK
Eric Ng: “I will make sure BoM policy is respected”
The board of the First City Bank was convened yesterday afternoon to appoint Eric Ng Ping Cheun (L) as chairman and Ranapartad Tacouri (R) as Chief Executive Officer.
A new team for a new start. Eric Ng Ping Cheun has been appointed as the chairman of the First City Bank (FCB) while Ranapartab Tacouri, former Managing Director of the Bank of Mauritius as well as of the Development Bank of Mauritius (DBM) is the new Chief Executive Officer (CEO).
The board of the bank was convened yesterday afternoon at the FCB headquarters in Port-Louis to make these appointments. Harry Sookun remains for his part vice-chairman of the board.
“Our top priority is to put some order in the bank. We want our employees to work in a serene atmosphere. We also intend to make sure confidentiality is respected. A banker must remain discrete and his work has to remain confidential. I am determined to work as an independent and professional person to make sure the interests of both our employees and depositors are safe. I will also make sure the general lines of the Bank of Mauritius policy be fully respected,” stated the new chairman, Eric Ng Ping Cheun to l’express.
The government, which holds 60% of the shares through the participation of the DBM and of the State Investment Corporation, was the one that took the decision for such changes at the highest level of the bank. The government wants to abide by the rules of good governance; with this in mind, it intends to offer the post of chairman of the board to an independent director – that is someone who doesn’t represent any shareholder or group of shareholders.
L’Express Dimanche, 13 novembre 2005
ERIC NG PING CHEUN, PRÉSIDENT DE LA FIRST CITY BANK
« La FCB n’hésitera pas à résilier les emprunts douteux »
Eric Ng Ping Cheun vient d’être nommé président du conseil d’administration de la banque. Il a pour mission d’y remettre de l’ordre. Il s’attellera à résoudre le problème des «non-performing loans» et motiver le personnel.
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L'Express-Dimanche 11 septembre 2005
ÉCONOMIE
BAROMÈTRE PLURICONSEIL- L'EXPRESS
Sithanen n’a pas été assez audacieux
La communauté des affaires qui a été sondée après la présentation du plan de redressement, est unanime : le gouvernement donne de bons signaux mais n’est pas allé jusqu’au bout pour réformer l’économie en profondeur.
La performance d’une économie dépend de « l’humeur » de ses principaux acteurs autant que le devenir d’un individu peut dépendre de sa disposition mentale. C’est tout le raisonnement derrière la préoccupation des décideurs politiques par rapport au business mood prévalant dans le pays. Un des objectifs déclarés de Rama Sithanen, le nouveau ministre des Finances, était de soigner la communauté de la morosité induite notamment par une conjoncture internationale difficile. Les résultats du dernier baromètre Pluriconseil — l’express indiquent qu’il n’y est pas tout à fait arrivé.
L’étude sonde des économistes et des directeurs financiers, des cambistes, des agents de change et autres gestionnaires de portefeuilles d’investissement après la présentation, la semaine dernière au Parlement, du plan économique du gouvernement. Le package of measures proposé par le ministre des Finances est bien accueilli par la communauté des affaires. Cependant, il déçoit par son manque d’audace.
Un sondé sur quatre perd de sa superbe
Un sondé sur deux reste pessimiste quant à l’avenir de l’économie mauricienne même si le tableau lui paraît moins sombre qu’avant. Dans le camp des optimistes, un sur quatre perd de sa superbe et dit être moins confiant qu’il ne l’était. Tous prévoient un taux de croissance inférieur à 5 % cette année. L’estimation officielle est de 3,8 %. Un sur deux pense que le taux restera en dessous des 4 %. Les autres ne prédisent guère mieux et s’attendent à un taux situé entre 4 % et 5 %.
Selon le sondage, il serait naïf de s’attendre à ce que les entrepreneurs se bousculent pour commencer de nouveaux projets. En réinstaurant le contrôle des prix, le gouvernement ne les encourage pas non plus dans cette voie. La quasi-totalité des sondés estime que le gouvernement a été très mal inspiré de recourir au contrôle des prix même si cette décision peut paraître, du moins à la moitié d’entre eux, justifiée. Le marché mauricien est trop petit et se prête à la cartellisation. Un certain contrôle des prix soulagerait les consommateurs.
Une des plus anciennes revendications de la communauté des affaires relève d’un allégement des procédures gouvernant l’investissement. Un sondé sur deux n’est pas très content des efforts consentis pour éliminer la bureaucratie à ce niveau. Voilà donc un autre facteur qui contribue à refroidir l’enthousiasme des investisseurs. Le concept de silent agreement est une des nouveautés du package de Sithanen. Le principe veut que l’establishment ait un mois pour traiter une quelconque demande de permis. Au bout de ce délai, si le dossier est encore en suspens, le demandeur peut considérer qu’il a obtenu le feu vert des autorités et qu’il peut concrétiser son projet. Le principe est qualifié « d’intéressant » et la communauté des affaires aimerait bien le voir appliqué pour le juger dans les faits.
Quelques idées innovantes
Les mesures pour relancer les secteurs productifs suscitent des réactions nuancées. Trois sondés sur quatre sont amplement satisfaits du train d’incitations pour dynamiser les petites et moyennes entreprises. Sithanen prévoit pour elles, entre autres, des services de conseil sur l’investissement et le marketing, ainsi que des facilités d’emprunt à faible taux pour les aider à améliorer leur performance. En revanche, deux analystes sur trois ne sont pas contents des mesures de relance préconisées pour le textile-habillement et pour le secteur manufacturier. Ils s’attendaient à une approche plus holistique et audacieuse pour aider ces secteurs à retrouver véritablement leur compétitivité. Ils estiment également que Sithanen ne s’est pas préoccupé de la difficulté qu’ils rencontrent pour financer la modernisation. Cette difficulté n’est pas due à un manque de ressources puisque le marché financier est en excès de liquidités. Elle relève plutôt du surendettement des entreprises.
Le sondage suggère quelques idées innovantes. Ceux qui ont participé à l’exercice estiment que Maurice gagnerait à suivre l’exemple de Malte pour créer un ministère dédié uniquement à l’investissement et à la compétitivité. Le pays se doit d’y consacrer ses meilleures ressources, tant humaines que logistiques, disent-ils. Ce ministère serait dirigé comme une entreprise, avec un business-friendly mindset. Il pratiquerait la flexibilité et contracterait des deals avec les investisseurs plutôt que d’essayer de leur vendre un blanket package. Comme le relève Éric Ng Ping Cheun de PluriConseil, s’il veut attirer les blue chip investors, le gouvernement doit leur proposer des facilités taillées sur mesure et non un level playing field. Pour arriver à ce palier, Maurice doit révolutionner sa façon d’appréhender les affaires du pays. Or, le package de Sithanen ne donne aucune indication qu’il veut aller dans cette direction.
La décision de libérer « prudemment » l’accès aérien reçoit un accueil unanime. Les sondés estiment tous que l’industrie du tourisme en sortira gagnante. Sans elle, ce secteur ne pourra être la locomotive du développement économique, comme le veut le gouvernement. Cependant, disent-ils, la libéralisation du ciel à elle seule ne suffira pas. Maurice doit, selon eux, repenser sa stratégie de marketing. La destination est trop chère et la formule all inclusive (le vacancier achète un package incluant billet d’avion, logement et excursions) est dépassée.
Jusqu’à ce que l’accès aérien soit vraiment compétitif, que les hôteliers prennent leur indépendance d’Air Mauritius et que la destination arrive à optimiser sa performance tout le long de l’année, Maurice ne pourra compter sur le spill-over de l’industrie touristique pour relancer l’économie, estiment les analystes. Ainsi, même si la stratégie de faire du tourisme le fer de lance de la démocratisation économique semble bien pensée, son succès n’est pas acquis.
Les analystes économiques reconnaissent que Rama Sithanen a dû se livrer à un véritable exercice d’équilibriste pour proposer ses mesures de redressement économique. Des facteurs exogènes, comme la flambée du prix du pétrole et la perte des préférences commerciales, rendent sa tâche difficile. Dans la conjoncture, les engagements sociaux du gouvernement travailliste ne lui facilitent pas la tâche. Les sondés sont convaincus que la gratuité du transport public pour les personnes âgées et les étudiants entraînera une majoration fiscale. Voilà donc une autre perspective qui n’améliore pas forcément le mood…
Par Shyama SOONDUR
L'Express - Article publié le Dimanche 14 août 2005. |
Les financiers en formation
PluriConseil Ltd organise un atelier de formation sur l’Investment Analysis and Planning, les 15 et 16 septembre prochains. Cet atelier de travail, qui aura lieu à l’hôtel Labourdonnais, s’adresse en priorité aux employés du secteur des services financiers et des assurances, désireux de renforcer leur formation et de se mettre à niveau. Il sera animé par deux experts des services financiers, des assurances et des fonds de pension : Christopher Tan et Daryl Liew, respectivement CEO et Senior Investment Strategist de l’entreprise singapourienne Providend Private Ltd. Selon Éric Ng Ping Cheun, Managing Director de PluriConseil Ltd, les deux animateurs proposeront des cours pratiques d’analyse et de partage d’expérience.Une trentaine de participantssont prévus.
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L'Express - Article publié le Mardi 7 juin 2005. |
BASDEO BISSOONDOYAL COLLEGE
Activités pour un jubilé d’or |
Les murs du Prof Basdeo Bissoondoyal College, à Centre-de-Flacq, sont couverts de belles fresques réalisées par des étudiants sous la supervision des enseignants. Les activités pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement ont bien démarré.
Le collège accueille aussi des guest speakers pour intervenir sur différents thèmes. Le premier invité a été Eric Ng Ping Cheung qui a fait un exposé sur les défis de l’économie mauricienne à l’intention des étudiants de Form VI. La deuxième édition de son livre, Mieux comprendre l’économie, a aussi été lancée à cette occasion.
L’ouvrage fait suite à Comprendre l’économie paru en décembre 2003. Dans la nouvelle édition, 46 thèmes, traités en 2004 dans l’émission Ki été l’économie de la MBC radio ont été inclus alors que les 174 thèmes de Comprendre l’économie ont été retouchés, y compris L’impôt progressif qui a été réactualisé par rapport aux mesures prises dans le dernier budget.
A l’occasion de la Wold Blood Donor Day le 14 juin, le collège encourage les étudiants et les membres de son personnel à devenir des donneurs de sang réguliers. Ce jour-là, une collecte de sang aura lieu dans l’enceinte de l’école.
Anil RAMESSUR
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